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Refus des pièces de 250 FCFA : La BCEAO donne sa position

La pièce de 250 FCFA est refusée dans les transactions économiques dans plusieurs villes de Côte d’Ivoire et dans la majeure partie du district d’Abidjan. Informée de cet état de fait, la représentation locale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) vient de produire un communiqué qui situe tout le monde sur l’usage de ces pièces de monnaie.

Si dans d’autres communes de la capitale ivoirienne comme Yopougon, Adjamé et Abobo, on accepte cette pièce de monnaie, on l’inspecte longuement avant de la prendre. Les pièces d’argent jugées lisses sont quasiment refusées par les transporteurs et les commerçants.

A Grand-Bassam, la pièce de 250 FCFA est indésirable depuis belle lurette. Quelle soit lisse ou non, les commerçants et transporteurs la refusent catégoriquement. Le constat est le même dans la zone d’Abidjan-sud (Treichville, Marcory, Koumassi, Port Bouët).

Cette attitude qui cause beaucoup de désagréments et de disputes dans les transports en communs et le commerce tend à se généraliser dans le pays. Certains citoyens ivoiriens ont même fini par croire que la décision émanait la banque centrale. Pourtant, il n’en est rien.  La pièce de monnaie refusée sur les bords de la lagune Ebrié    est toujours en vigueur dans l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Elle devrait donc être valable dans les transactions économiques en Côte d’Ivoire.

La BCEAO touchée par l’ampleur de la situation a produit un communiqué de presse en date du 15 septembre pour rappeler  que toutes les pièces de monnaies y compris celle de 250 FCFA demeurent valables pour les différentes transactions économiques au sein de la zone UEMOA. Zone dont la Côte d’Ivoire fait partie intégrante.

« (…) La pièce de 250 FCFA a toujours cours légal et pouvoir libératoire sur le territoire de l’ensemble de UEMOA, à savoir au Bénin, au Burkina, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Niger. Par conséquent, la banque centrale réaffirme qu’en vertu de la réglementation en vigueur, les vendeurs de biens et services et les créanciers sont tenus d’accepter cette pièce en paiement », exige le document.

 

Ce communiqué doit faire l’objet d’une vaste diffusion auprès des populations, afin que lever la grande polémique qui entoure l’usage des pièces de 250 FCFA et partant des pièces lisses de façon générale.

Cyrille Leverbe / Laseve.com

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